Les compagnons du Messie Promis (a.s.)

Sermon du 12 octobre 2012 par Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Résumé du sermon du vendredi prononcé le 12 octobre 2012 par Sa Sainteté le Cinquième Calife Hadrat Mirza Masroor Ahmad à la mosquée Baitul Futuh à Morden, Londres.

Toutes les fois que j’évoque des faits tirés de la vie des compagnons du Messie Promis (as), leurs descendants m’écrivent pour me faire part de leur joie. Ils me demandent aussi de prier pour eux et leurs enfants afin qu’ils soient dignes de l’honneur reçu par leurs aïeux, qui ont eu la chance d’accepter, de rencontrer ou de prêter allégeance aux mains du Messie Promis (a.s).

Cependant, j’ai été fort surpris d’apprendre que certains de ces descendants osent dire que leurs ancêtres ont eu tort d’abandonner leurs parents pour vivre en compagnie du Messie Promis (la paix soit sur lui). Malheureusement, c’est l’ignorance des faits réels qui engendre pareilles inepties dans leurs esprits.

Quelqu’un qui s’était ainsi fourvoyé m’a informé qu’un récit que j’avais présenté a dissipé ses malentendus concernant tel compagnon. Ces récits ont ainsi pour vocation de rapprocher ces descendants de la communauté.

Feu le quatrième Calife avait commencé toute une série de sermons sur la vie des compagnons du Messie Promis (a.s). Lui et moi, nous avons souligné l’importance de ces rappels qui ont pour but de renforcer le lien entre la nouvelle génération et la communauté ; ceci est aussi important pour leur éducation morale.

Le comportement de certains membres de la djama’at ou de certains titulaires de postes ont éloignés quelques un de ces descendants de la djama’at. La chose prend une telle ampleur qu’ils finissent par dire que leurs ancêtres ont eu tort [de se joindre à l’Ahmadiyya]. Au lieu de s’emporter pour des broutilles, les concernés doivent prier pour qu’Allah les maintienne sur la bonne voie et prier pour ceux qui sont à l’origine leur éloignement.

Il est important de souligné que nos prédécesseurs ont accepté l’Ahmadiyya après de longues recherches ; certains ont été guidés directement par Dieu. La présente génération peut bien se tromper, car sa relation avec Dieu n’est pas aussi forte que celle des anciens. En tout cas ces derniers ne se sont pas tromper. En toute équité et sans aucun préjugés nous devons implorer Allah pour qu’Il nous guide sur le droit chemin et ce afin d’éviter toute situation qui pourrait nous éloigner de la religion et du plaisir de Dieu. Après simple analyse les concernés se rendraient compte que leur ego ou leur manque de compréhension ont entravé leur voie qui mène à la foi.

Parmi ces récits il y a celui de Hadrat Muhammad Fazil Sahib, qui rapporte ce qui suit : « Un soir je demanda à Maulvi Hamed Sultan son opinion à propos de Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s), qui se disait Mahdi et Messie Promis. S’il est vraiment l’élu de Dieu, lui dis-je, et qu’il a été suscité dans notre pays, nous devrions prendre la peine de le rencontrer, afin d’avoir le cœur net. La même nuit dans un rêve, je vis une belle maison et plus d’une centaine de personnes assises à coté. Tous avaient l’air noble et j’étais en leur compagnie. Une porte de la maison s’ouvrit sur un homme vêtu de blanc au visage éclairé. Il pointa dans ma direction et dit que tous mes péchés ont été pardonnés. Je pense que c’était le Saint Prophète Muhammad (paix et bénédiction d’Allah soient sur lui). J’avais des larmes aux yeux et je récita le Darud. Le matin j’en informa Maulvi Sahib qui commenta que j’étais très chanceux. »

Sheikh Asghar Ali rapporte que le Messie Promis (a.s) avait prescrit la formule suivante à ceux qui désiraient savoir s’il était véridique : la nuit après la prière d’Isha ils devraient accomplir de nouveau leurs ablutions et faire deux Raka’at de prières et implorer Dieu de leur montrer la vérité concernant cette communauté. Quand il fut en Afrique de l’Ouest, Sheikh Asghar Ali conseilla à Neik Mohammad, un de ses amis, de suivre cette méthode. Une nuit Dieu lui fit voir ce rêve : il se vit en compagnie de son défunt père. Et un homme beau au visage pur se présenta. Et le père dit à son fils que c’était l’Imam Mahdi et ils partirent tous deux le rencontrer. Suite à ce rêve Neik Mohammad et toute sa famille embrassèrent l’Ahmadiyya.

Maula Baksh Sahib rapporte ceci : « J’étais le directeur d’une école à Patiala. Au cours des vacances, je partis pour Qadian, afin de prêter allégeance aux mains du Messie Promis (a.s). Mon fils Abdul Ghaffar âgé de 2 ans avait de graves problèmes de peau, mais je ne reporta pas mon voyage. Je rentra après un mois pour trouver mon fils entièrement guéri. Ma femme m’informa qu’il recouvra sa santé quand elle cessa de nettoyer [ses plaies]. »

Hadrat Sheikh Muhammad Afzal, un inspecteur de police à la retraite à Patiala se rendit à Qadian en 1900 pour rencontrer le Messie Promis (a.s) et lui prêter allégeance. Il faisait noir dans la Mosquée Moubarak quand le Messie Promis (a.s) y entra. Sheikh Muhammad Afzal raconte : « Je cru que le Messie Promis (a.s) était corpulent. Satan me chuchota qu’il doit l’être puisqu’il consomme les biens des autres matin et soir. J’entendis ensuite des voix de femmes provenant de sa résidence, et sous l’influence de Satan, je me suis dit que je ne connais rien de sa chasteté. Suite à ces doutes je décida de ne pas lui prêter allégeance. Cette même nuit, en rêve, je vis quelqu’un m’agripper par le cou si violement que je cru que j’allais mourir. Il hurla : « Est-ce que tu ne sais pas qui est Mirza Ghulam Ahmad ? Il ne ment jamais, ses déclarations sont vraies. N’aies jamais de mauvaises pensées à son égard ! » puis il me jeta sur le lit. Je me réveilla en sursaut et j’avais mal comme si on m’avait vraiment serré le cou, je pleurais et j’avais très peur. Mon cœur témoignait que je n’avais plus de doute concernant le Messie Promis (a.s). Le matin à la mosquée je vis le Messie Promis (a.s) en pleine lumière : il ressemblait à un ange descendu du Ciel. Et je me mis à pleurer : je ressentis pour lui un grand amour et étais prêt à me sacrifier pour lui. »

Hadrat Syed Shah Sahib Willayat rapporte ce qui suit : « En 1897, je faisais mes études dans une école de Sialkot en cinquième année. Je logeais dans un pensionnat, mais ensuite je me suis déplacé à la maison de Agha Qazalbash, qui m’avait prit comme tuteur pour ses jeunes frères. J’étais au courant des déclarations du Messie Promis (a.s), mais n’était point intéressé car on colportait de mauvaises choses sur lui et j’avais fini par le détester. Durant ces jours la peste frappa la ville et les gens mouraient en grand nombre. Un jour, dans la rue je vis de nombreux cadavres suivis des familles endeuillées en larmes. La maladie étant contagieuse, je me suis dit que je pourrais fort bien l’attraper et en mourir. Quelle bonne action pourrais-je présenter à Dieu ? J’ai même oublié comment lire le Coran alors que je l’avais appris durant mon enfance. J’ai d’abord essayé de le lire par moi-même, mais je n’étais pas sûr de moi. Je pensais voir un mollah pour qu’il m’enseigne, mais je me ravisa, gêné en raison de mon âge avancé. J’eu l’idée de me joindre à un groupe d’étude du Saint Coran. Là, je pourrais apprendre la récitation et la traduction. Mais je découvris que cela se faisait uniquement dans la mosquée des ahmadis : je me suis dis que je me contenterais d’écouter la lecture du Coran et rejetterais leur croyance. Agha Sahib m’en empêcha disant qu’ils me convertiraient à l’Ahmadiyya, mais j’insista en lui donnant l’assurance du contraire. Ainsi j’assistais tous les jours aux sessions d’étude du Coran. Quand Maulvi Abdul Karim Sahib venait de Qadian même les mollahs non-ahmadi venait l’écouter. Et sans qu’il ne m’ait jamais prêché directement, j’étais convaincu en fin de compte de la vérité. Allah me donna naissance dans une famille noble, m’offrit une bonne éducation, des enfants et, surtout, me guida vers l’Ahmadiyya. »

C’était là quelques récits de ceux qui avaient accepté le Messie Promis (a.s) en son temps. Les progrès de la djama’at attisent l’inimitié des jaloux et des ennemis qui usent de moyens divers pour nuire à la djama’at. Tantôt ils nous attaquent ouvertement, tantôt secrètement, se posant même sympathisants s’il le faut. Il sied à tout ahmadi d’implorer la protection de Dieu contre leur méchanceté. Ces prières doivent être récitées souvent :

ٱللّٰهُمَّ مَزِّقْهُمْ كُلَّ مُمَزَّقٍ وَسَحِّقْهُمْ تَسْحِيقًا

O Allah, déchire-les en morceaux et pulvérise-les complètement.

رَبِّ کُلُّ شَیْءٍ خَا دِمُکَ رَبِّ فَا حْفَظْنِی وَانْصُرْنیِ وَارْحَمْنِی

O mon Seigneur, toute chose est à Ton service. O mon Seigneur, protège-moi et aide-moi et aie pitié de moi.

رَبَّنَا لَا تُزِغْ قُلُوبَنَا بَعْدَ إِذْ هَدَيْتَنَا وَهَبْ لَنَا مِنْ لَدُنْكَ رَحْمَةً إِنَّكَ أَنْتَ الْوَهَّابُ

« Notre Seigneur, ne laisse pas dévier nos coeurs après que Tu nous aies guidés, et accorde-nous Ta miséricorde ; en vérité, Toi Seul es le Grand Donateur. » (Saint Coran, chapitre 3, verset 9)

L’on doit réciter ces prières souvent ainsi que le Darud. Quelques jours de cela un fauteur de trouble a placé sur Facebook la photo de Hadrat Guru Baba Nanak – le fondateur du Sikhisme – accompagnée d’une série d’injures et de propos extrêmement outrageants. Sur la même page il avait placé la photo du Messie Promis (a.s) suivit d’éloges en sa faveur. Son but était tout simplement de fomenter la discorde et d’attiser la colère des Sikhs contre les ahmadis. Pour jeter de l’huile sur le feu un journal [indien dans le Penjdab] a publié cette page, ce qui a envenimé la situation dans la région de Qadian. Par la grâce de Dieu les leaders sikhs ont calmé la situation en affirmant qu’aucun ahmadi ne peut être l’auteur de pareille vilenie.

La djama’at et des organisation sikhs ont demandé à l’état de diligenter une enquête et d’arrêter le coupable. Le point de vue de la djama’at est sans équivoque : loin de nous de bafouer les leaders religieux, selon les préceptes du Coran, nous n’insultons même pas les idoles. En tout cas à maintes reprises le Messie Promis (a.s) a loué Hadrat Guru Baba Nanak, affirmant qu’il était un élu de Dieu et condamnant sévèrement tous ceux qui osent outrager sa mémoire.

A la fin de son sermon le Calife a évoqué le décès d’Abdul Razaq Butt, décédé à l’age de 65 au Pakistan. Le défunt avait complété ses études à la Jamia du Pakistan en 1971 et avait servi au Ghana comme missionnaire et principal de la Jamia entre 1975 et 1989.

Le Calife avait rencontré le défunt au Ghana : il avait servi en toute abnégation et dans des conditions très difficiles. Il était souvent atteint du paludisme. Mais dès qu’il sortait de l’hôpital il reprenait immédiatement son service. Qu’Allah lui octroie Son pardon et qu’Il accorde patience et persévérance aux membres de sa famille.

Mokarrama Fahmida Munir Sahiba est décédée à l’age de 75 au Canada. Ayant complété ses études de médecine en 1964, elle était sur le point de partir pour le Royaume-Uni, où elle avait trouvé un poste, quand elle s’est jointe à l’hôpital Fadl Umar suite à un appel du deuxième Calife. Elle était la seule femme médecin dans toute la région de Rabwah pour de longues années.

Son dévouement était exemplaire : elle s’occupait de ses malades à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit. Le jour de son Walima (festin de noces), alors qu’elle était en habit de mariée, elle quitta la réception et ses invités pour s’occuper d’une malade qui avait besoin de soins urgents. Elle était toujours prête à servir gratuitement ceux en difficulté financière ; qu’Allah exalte son statut dans l’Au-delà. Sa remplaçante à Rabwah, le docteur Nusrat Jehan Sahiba à aussi besoin de nos prières.

Sa Sainteté le Calife a aussi évoqué le décès de Mokarrama Nasira Sahiba, épouse du Dr Aquil bin Abdul Qadir qui est tombé en martyr en 1985. La défunte vivait en Norvège depuis 1987.

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