L’Islam pour les femmes modernes

Islam

26.03.09

L’Islam pour les femmes modernes
(Traduction d’un article écrit par Mme. Mansoora Hyder-Muneeb de Grande Bretagne, Review of Religions de mars 2002 )

La femme moderne vint au monde avec la venue de l’Islam il y a environ 1500 ans. Cela vous surprendrait peut-être d’apprendre que c’est à travers l’Islam que la femme contemporaine a émergé et a acquis tous ses droits, droits pour lesquels certaines luttent encore.

L’image commune de la femme musulmane est celle d’une femme soumise, mariée contre son gré, attachée aux caprices et aux ordres de son mari tout-puissant et à toute sa famille, qui n’a pas le droit de s’éduquer ni d’exprimer son opinion, qui n’a pas le droit de quitter sa maison sans son voile ni de se maquiller. Mais laissez-moi clarifier que cette image de la femme en Islam est totalement fausse.

Ce qui attire une femme vers l’Islam c’est tout simplement que l’Islam est la seule religion qui lui accorde vraiment l’égalité, la liberté et des droits.

D’aussi loin que l’on remonte, dans l’histoire ancienne de Grèce et de l’empire romain, les femmes étaient considérées comme très inférieures à l’homme et ne jouissaient d’aucune liberté. Malgré les lois religieuses qui devaient suivre des siècles plus tard, la condition de la femme n’en fut que très peu améliorée:
« Tu te sentiras attirée par ton mari, mais il dominera sur toi. » (Genèse 3 : 16)

La condition féminine empira même au 6ème siècle.

« Dans l’Arabie pré-islamique, et le reste du monde, leur (des femmes) condition était égale à celle des esclaves et des effets mobiliers, sans aucun droit. Les femmes ne pouvaient posséder ni hériter des biens. Dans les affaires domestiques, elles n’avaient aucun droit sur leurs enfants ni sur leurs personnes; en effet elles pouvaient être vendues ou abandonnées par leurs maris à leur guise. Si elles étaient abusées par leurs maris, elles n’avaient pas recours au divorce. Elles n’avaient littéralement pas de statut dans la société, ni en tant qu’épouse, ni comme mère ou fille. En fait, les filles étaient considérées sans valeurs et étaient souvent tuées à la naissance. Les femmes étaient très peu éduquées ou illettrées, et ne pouvaient donner leur avis concernant la religion, étant estimées limitées spirituellement et intellectuellement. » (Pathway to Paradise)

Alors que ces conditions persistèrent dans l’ouest jusqu’au 19ème et 20ème siècles, avec la venue de l’Islam, la femme moderne prit naissance.

L’Islam est une religion de paix. Le nom Islam signifie la paix et la soumission — soumission à la volonté de Dieu. Cette religion est un code complet de la vie pour l’humanité entière et pour tous les temps. Une personne qui suit ces lois et ces directives est un Musulman. Le Musulman croit que Dieu nous a créés pour un but et nous a accordé Sa direction et Son guide afin que nous puissions faire des efforts pour L’adorer, pour obéir à Ses commandements, et pour servir l’humanité. Le Saint Coran dit :

«Et Je n’ai créé les djinns et les hommes, que pour qu’ils M’adorent. » (51 :57)

Un Musulman ou une Musulmane croit que Dieu juge ses faits et actions dans ce monde et il ou elle sera récompensé(e) en conséquence dans la vie après la mort. Dieu a accordé le guide pour cette vie à travers un livre saint, le Coran, et à travers les enseignements du Saint Prophète de Dieu, Mohammad(s.a.w).
Pour comprendre le rôle de la femme musulmane dans la société moderne, on doit comprendre le concept de l’égalité des sexes en Islam. Le Saint Coran déclare catégoriquement l’égalité des hommes et des femmes aussi loin que leur création.

« Il vous créa d’un seul être ; ensuite de cet être Il fit sa compagne(…). » (39 :7)

Le Coran affirme que la femme est aussi égale à l’homme par rapport à ses capacités spirituelles.

« Mais celui, homme ou femme, qui fait de bonnes œuvres et qui est croyant, entrera au Paradis et ne sera pas lésé, même pas de la valeur du petit creux d’un noyau de datte. » (4 :125)

En Islam la femme est égale en statut, cependant la diversité existe quand même, vu qu’elle a été conçue différemment à l’homme physiquement. Si cette diversité n’est pas prise en considération, il n’y aurait point de distinction. Par exemple, dans des épreuves sportives, un homme serait autorisé à concourir contre une femme, et vice-versa. De même, une femme boxeur devrait se battre contre un homme boxeur. Mais nous voyons que de tels exemples n’existent pas. Et ce n’est pas possible car la nature a créé les hommes et les femmes différemment, avec des fonctions différentes, des capacités différentes, et avec des besoins différents. Ainsi leurs devoirs et leur rôle dans la société diffèrent aussi. Le Saint Coran dit :

«C’est la nature faite par Allah — la nature selon laquelle Il a façonné les hommes. Il ne peut y avoir de changement dans la création d’Allah. »(30 :31)

Un des exemples de différence dans les fonctions et les capacités est le fait que la femme peut enfanter tandis que l’homme ne peut pas le faire. Elle seule a été conçue physiologiquement et psychologiquement pour cette fonction. Elle est aussi dotée de patience, de tendresse, et l’unique lien établi pendant la période de grossesse la rend plus apte à élever les enfants. L’Islam encourage donc la femme à rester à la maison pour s’occuper de sa famille.
Les hommes sont cependant conçus physiquement plus forts et donc sont mieux équipés pour faire face aux rigueurs de la vie extérieure et de ce fait l’Islam leur attribue le rôle de gardien, de protecteur et de pourvoyeur, responsabilités correspondant à leurs besoins. En tant que mari, l’homme est le gardien de la famille et est considéré comme le chef du foyer. Ce n’est pas une question de supériorité, mais seulement en fonction des capacités et des rôles dont la nature leur dota.

Beaucoup de femmes musulmanes qui suivent ces directives confirment le fait qu’elles jouissent de dignité, de stabilité et de satisfaction dans leurs vies — des facteurs qui manquent souvent dans la société d’aujourd’hui.
L’Islam a établi la position économique de la femme et lui a accordé le droit de posséder des biens — un droit qui fut octroyé à la femme de certains pays de l’Europe qu’en 1882 soit quelques 13 siècles plus tard. Antérieurement les biens que possédaient les femmes passaient automatiquement à leur mari.

L’Islam accorde la sécurité économique à la femme et l’a exemptée de la responsabilité de travailler pour soutenir la famille. Cependant la femme musulmane peut travailler si elle le désire aussi longtemps que ce soit dans les limites des enseignements islamiques et aussi longtemps que ses fonctions et ses devoirs envers son foyer ne soient pas entravés en conséquence. Si elle choisit de travailler, alors elle peut disposer de son salaire comme bon lui semble. Si elle souhaite contribuer dans les dépenses ménagères, cela sera considéré comme un acte de bonté de sa part. Ce droit de la femme musulmane lui donne une liberté financière totale, la paix intérieure et le confort; un droit que beaucoup de femmes de la société moderne auraient aimé avoir.

De même, au moment du mariage, l’Islam protège le statut économique de la femme en établissant un système de dot où le mari est tenu de donner une certaine somme à sa femme.
Le mariage est peut-être l’institution la plus importante, car la famille est à la base de la société. Le Saint Prophète de l’Islam, Mohammad(s.a.w), dit : « La vie conjugale est notre façon de faire, celui qui se détourne de notre façon de faire n’est pas des nôtres. » Sans le mariage, la femme pourrait être abusée et utilisée. Donc, à travers le mariage, l’Islam assure la formation d’un lien d’engagement qui accorde à la femme des droits qui ne peuvent être comparés à aucune autre relation d’amitié ou de partenariat. Le Saint Coran décrit le mari et la femme comme étant des vêtements l’un pour l’autre, symbolisant la sécurité, la dignité et un ornement pour l’un comme pour l’autre.

Les buts du mariage sont comme suit :
1. ‘Pour permettre à l’homme et à la femme de vivre ensemble, de connaître l’amour et la joie, et d’avoir un sentiment de satisfaction et de contentement dans les limites des lois islamiques ;
2. Pour avoir des enfants et pour leur pourvoir un environnement pieux et stable pour grandir ;
3. Pour s’unir dans la légalité afin de sauvegarder la société de la dégradation morale et sociale

L’Islam considère le mariage comme un moyen de contrôler les besoins et les pulsions naturels de l’homme, qu’ils soient physiques ou émotionnels. La satisfaction incontrôlée et sans retenue des désirs physiques n’est simplement pas permise en Islam. L’adultère et la fornication sont des péchés graves. Un homme musulman ne peut assouvir ses désirs sexuels avec n’importe quelle femme; il doit avant tout faire un contrat légal de mariage qui inclut les responsabilités, les devoirs, et les engagements financiers additionnels envers la famille et les enfants pour le restant de sa vie. Le résultat de cette restriction est la création d’une société où sont sauvegardées la morale et la stabilité.’ (Pathway to Paradise)

Concernant le divorce, l’Islam octroya à la femme le droit de demander le divorce. Nulle part dans le monde les femmes ne jouissaient d’une telle liberté à ce moment-là et ce n’est qu’au 19ème siècle que les femmes de la France et des Etats-Unis purent accéder à cette possibilité.

L’Islam permet aux hommes de se marier avec plus d’une femme mais limite le nombre à quatre tandis que dans plusieurs autres sociétés et religions, le nombre d’épouses n’est pas spécifié. L’opinion répandue que la polygamie n’a pour but que l’assouvissement des désirs et le plaisir est incorrecte. En effet, l’Islam ne permet la polygamie qu’à certaines conditions et restrictions et un homme doit prendre toute la responsabilité morale et financière pour chaque femme qu’il épouse, et des enfants qui naissent de cette union. Le Saint Coran dit :
« Et si vous craignez de ne pouvoir agir équitablement, alors n’en épousez qu’une (…). »(4 :4)

Ainsi l’Islam prévient la polygamie non officielle qui est pratiquée dans les sociétés modernes d’aujourd’hui où un homme peut avoir un très grand nombre de maîtresses, des aventures d’une nuit, et des liaisons. Sans le contrôle moral, c’est la monogamie qui souffre.

Les deux guerres mondiales ont mené à la dégradation morale de l’Europe et de l’Amérique où la proportion d’hommes par rapport aux femmes dans quelques endroits fut réduite à un homme pour 3 femmes. Avec le système de polygamie, l’Islam sauvegarde donc les valeurs morales et spirituelles de la femme et de la société en générale.
En Islam, l’acquisition de la connaissance est obligatoire pour les hommes comme pour les femmes. Le Prophète de l’Islam, Hazrat Mohammad(s.a.w) dit : « C’est le devoir de chaque musulman, homme ou femme d’acquérir la connaissance. »

La connaissance permet à quelqu’un de réfléchir avec logique et raisonnement. A travers la connaissance, on peut comprendre et augmenter notre sagesse. En fait, l’éducation est très importante pour la femme, car elle est responsable du développement de la future génération. Alors que l’éducation était promue parmi les femmes de l’Islam, si une femme de l’Ouest démontrait une certaine connaissance en n’importe quels domaines, elle était considérée comme une sorcière et pour cette raison beaucoup de femmes furent brûlées vives sur un bûcher.
En effet, ce ne fut qu’en 1866 que la femme eut l’autorisation de passer l’examen de Cambridge et c’est en1948 qu’elle put accéder au diplôme de Cambridge. Vous serez surpris pour la plupart d’apprendre qu’aucune femme ne fut admise à l’université d’Oxford avant 1920. Jusqu’en 1953, les enseignantes étaient moins rémunérées que leurs homologues mâles travaillant dans les mêmes facultés et pour la même période. Et jusqu’en 1955, une femme éduquée travaillant dans la fonction publique était moins payée que son homologue mâle, et de telles luttes continuent jusqu’aujourd’hui.
Rien n’engendre plus de discussion que le morceau de tissu que la femme musulmane porte sur la tête. Il est généralement considéré à tort que le voile est un signe de répression et de restrictions mais pour la femme musulmane c’est un signe de protection, de respect et de dignité. Le voile n’est pas un signe de l’autorité de l’homme sur la femme. Il fut établi pour la protection de la femme contre les méfaits de la société. Le Saint Coran dit :
« Et dis aux croyantes qu’elles restreignent leurs yeux et veillent sur leurs parties intimes, et elles ne doivent pas exposer leur beauté naturelle et ses parures, excepté ce qui en est apparent de soi, et qu’elles tirent leurs couvertures de tête sur leurs poitrines(…). » (24 :32)

L’Islam offre des mesures de précaution afin qu’on n’abuse pas de la femme. Mieux vaut prévenir que guérir. Les principes d’adopter des vêtements discrets et des tchadors aident à réduire l’attraction et la tentation de l’homme envers une femme et conséquemment elle est protégée de toutes sortes de problèmes que fait face la société d’aujourd’hui, comme par exemple, les viols, les grossesses précoces, les avortements, le SIDA, etc.
Le voile offre la tranquillité de l’esprit aux deux partenaires. Comme les réunions ne sont pas mixtes, les femmes n’ont pas à s’inquiéter des avances d’autres femmes à leurs maris ou vice versa. Les aspects de la ségrégation et du voile diminuent la jalousie et les complexes d’infériorité entre les femmes qui font naturellement surface en présence des hommes.

L’Histoire et les faits m’ont convaincu que l’Islam est une religion moderne et que c’est la société qui continue à dériver en avançant à tâtons et qui finalement revient sans cesse à ce qui fut conseillé par l’Islam il y a des siècles.
Ce qui nous semble moderne, en fait, nous fut accordé il y a 1500 années. Donc contrairement aux croyances modernes, une femme musulmane est une femme digne, accomplie et satisfaite, et à qui il n’est pas interdit de travailler ou d’entreprendre tout autre activité saine. Elle peut participer dans des épreuves sportives, des marathons, entreprendre des affaires, devenir médecin, avocate, ingénieur, diplomate. Elle peut même postuler pour être présidente. Elle a le droit de choisir un partenaire de son choix, qui a l’obligation de pourvoir à ses besoins et à ceux de sa famille, elle peut choisir de divorcer ou de se remarier, elle peut aller où elle veut et peut participer à ce qui l’intéresse — aussi longtemps qu’elle est dans les limites de son voile et des enseignements de l’Islam. Elle peut choisir de rester tranquillement à la maison et de jouir de sa liberté financière.

Je suis une Musulmane de nationalité anglaise. Je ne suis pas oppressée. Je ne suis pas restreinte. Je ne suis pas arriérée. Je jouis d’une liberté complète à travers l’Islam et je conclus donc : l’Islam est pour la femme moderne et elle vint au monde avec la naissance de l’Islam il y a déjà 1500 années de cela.